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Dictionnaire insolite de l’Égypte

Pour le voyageur fraîchement débarqué, l’Égypte est une bouffée d’impressions nouvelles. Il y a le ronflement des vieux taxis, le miel de la pop orientale à la radio, les néons qui brillent sur les minarets, les publicités géantes. Mais c’est aussi un univers qui nous est familier : le Nil éternel, les hommes en tarbouche, le thé qui fume, les pyramides… Ce pays mérite que l’on s’y arrête, afin de dépasser les images de l’actualité, de regarder ailleurs – en posant le nez dans la poussière des trottoirs, sur les étals des marchands de fruits ou dans les boîtes à mouchoirs des chauffeurs de taxi. L’Égypte est un pays à coup sûr insolite.

Au-delà des guides touristiques, les dictionnaires insolites vous font voyager par les mots et aident à briser les idées reçues.


 

978-2-84630-140-4
12 x 17 cm160 pages
11 €

À props de l'auteur

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Parti au Caire sur la proposition d’un journal quotidien, Guillaume de Dieuleveult y a vécu trois années, pendant lesquelles il a couvert l’actualité de ce pays pour des médias français, consacrant son temps à la découverte de l’Égypte et de sa capitale. Il vit désormais à Paris et travaille pour le Figaro Magazine, au sein du service tourisme, pour lequel il effectue des reportages à travers la planète.

© Photo : DR

 


LE FIGARO, 18 avril 2012
L’Égypte de A à Z

« Le 18e Dictionnaire insolite, la collection originale des Éditions Cosmopole, raconte le pays des pharaons en 200 mots, classés par ordre alphabétique. On picore dans ces noms communs, noms propres, locutions, expressions… comme sur un plateau de tapas. Grand reporter au Figaro Magazine, Guillaume de Dieuleveult en a composé les saveurs, en fin connaisseur de ces bords du Nil où il a passé plusieurs années. »


INTERVIEW DE GUILLAUME DE DIEULEVEULT, octobre 2017.
Voyager en Égypte : l’auteur nous fait découvrir une Égypte insolite, qu’il a parcourue de long en large.

« Je me suis lancé dans l’aventure égyptienne pour faire mes premières armes de journaliste à l’étranger. J’ai sillonné le pays durant trois ans, je suis allé au Sinaï, à la frontière avec la bande de Gaza, à Alexandrie, dans le delta du Nil, à Minia et Assiout en Moyenne Égypte, à Louxor et Assouan et dans les oasis du désert : Siwa, Dakhla, le Fayoum… Entre le désert et la vallée du Nil, la grande ville du Caire et les régions rurales, les stations balnéaires de la mer rouge et les vallées du Sinaï, les contrastes sont très forts. Il y a des choses insupportables et d’autres extrêmement attachantes. L’Égypte, c’est un bouillonnement permanent, une ambiance vraiment unique. Ce pays ne peut pas vous laisser indifférent : je l’ai aimé passionnément et il m’a en même temps prodigieusement exaspéré. La coexistence de ces deux sentiments peut être assez usante à la longue…

Pour le voyageur fraîchement arrivé, c’est aussi une bouffée d’impressions nouvelles : avant de comprendre l’Égypte, on la sent. Il y a le ronflement des vieux taxis, le miel de la pop orientale à la radio, les néons qui brillent sur les minarets, les immeubles collés à la voie rapide, les publicités géantes. Ce qui frappe quand on arrive au Caire, c’est encore une bouffée d’odeurs, à chaque instant et de tout ordre… Je n’y vis plus aujourd’hui, mais à chaque fois que j’y retourne, ce sont les odeurs qui me saisissent en premier, les odeurs des villes, mais aussi celle du désert, très minérale, très sèche.

Le voyageur qui foule pour la première fois un trottoir du Caire marche dans les traces d’une lignée de voyageurs européens. Pour lui, l’Égypte ne serait pas ce qu’elle est sans tous ces aventuriers, ces écrivains, ces archéologues et ces chasseurs de trésors. Leurs impressions de voyage – peu importe leur justesse – font partie de notre culture. C’est grâce à elles que ce pays attise toujours notre curiosité. Du poète Constantin Cavafy à l’écrivain britannique Lawrence Durrell sans oublier les Français : Champollion, Flaubert, et tous les romantiques qui ont accompli le voyage en Orient.

La première fois que j’ai traversé le Nil, j’étais à la fois ému et surexcité ! Le Nil est vraiment impressionnant. Par rapport à la Seine, c’est une mer. Au Caire, depuis le quartier de Garden City, vous pouvez monter à bord d’une felouque, le bateau traditionnel du Nil avec sa fameuse voile latine, et vous vous retrouvez subitement au milieu du fleuve, sans plus un bruit, avec au loin les rumeurs de la ville. J’ai fait un voyage magique à bord d’une felouque en remontant le fleuve de Louxor à Assouan. Nous nous amarrions, la nuit, dans les champs. Extraordinaire : j’ai découvert à la fois un visage moderne et ancien de l’Égypte. Ce pays rural est profondément fier d’avoir pour capitale le phare du monde arabe : Le Caire. La mégalopole incarne le pays à un point tel que Le Caire et l’Égypte se disent pareil : Misr. On dit Misr oum el dounia, ce qui signifie : « l’Égypte est la mère du monde. »

Informations complémentaires

Poids 0.160 kg
Dimensions 12 × 17 cm

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