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Bienvenue aux éditions Cosmopole

Le virus du voyage

En attendant de pouvoir voyager à nouveau, il est de bon ton de sourire un peu avec un livre intemporel, les Variations insolites sur le voyage ! Gérald Berche-Ngo y interroge la pratique du voyage, ses bizarreries, ses mythes, et décortique tout un vocabulaire en livrant des définitions originales et (im)pertinentes. Ainsi, le « virus du voyage » :

Maladie imaginaire inventée par les blogueurs de voyage et autres apprentis explorateurs de terres inconnues. Contrairement aux autres virus, celui du voyage est, lui, toujours fièrement revendiqué. Exemple : « J’ai fait l’amour avec une mappemonde et elle m’a refilé le virus du voyage. » 

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Voyager par les mots en Norvège

FRAISES. Cela peut paraître incongru au regard de la situation géographique du pays, mais la Norvège a sa propre production de fraises, de mai à fin juin. Cette fraise-là est particulièrement succulente, sucrée et croquante car elle profite pour arriver à maturité d’un ensoleillement maximum pendant les longues journées d’été, notamment au fond des fjords où elle mûrit à l’abri du vent. La variété la plus cultivée dans le pays est la fraise Corona et on la rencontre jusqu’à Bodø, au-delà du cercle polaire arctique.

Dictionnaire insolite de la Norvège, Ingrid Van Houdenhove & Simon Descamps

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Mon premier mot

« Les premiers mots que nous avons choisis furent « Fuet » et « Pain tomate. » Tout simplement parce que nous avons commencé à prendre note un matin, à la terrasse d’un petit bar du quartier, et que nous avons parlé d’abord de ce que nous avions sous les yeux… Tout le livre a été fait ainsi : en ouvrant les yeux sur ce qui nous entourait depuis des années… »

Emilie Brehain et Grégoire Polet, Dictionnaire insolite de Barcelone

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En Suède


« Où pars-tu cet été ?
— En Suède.
— Encore ??

Personne ne s’étonne que l’on puisse retourner en vacances chaque année en Italie, en Grèce ou en Espagne. Mais en Suède ? Ce pays trop propre où il fait noir et froid, peuplé de blonds ennuyeux et de ravissantes idiotes ? Où l’on ne mange que du hareng et où l’on ne publie que des polars ? Les modes ont parfois du bon, et celle lancée par Millenium a heureusement contribué à dissiper certains clichés bien accrochés à la Suède.
Mon coup de foudre pour ce pays s’est produit à Stockholm, un jour de février 2009 où il faisait bel et bien noir et froid. Journaliste, j’avais interviewé quelques Suédois ni blonds ni idiots, avant de suivre une visite guidée express dans les ruelles gelées de Stockholm. Les cafés projetaient une douce lumière chaude, les passants étaient enjoués et peu pressés, serrant la moufle d’enfants qui avaient moins la goutte au nez que moi. Sous sa gangue de glace, aucune ville ne m’avait paru aussi douillette et chaleureuse. Ça doit être bien joli en été, m’étais-je dit. J’étais loin du compte.
Quatre mois plus tard, je suis retournée à Stockholm fêter Midsommar, la Saint-Jean, sous un éclatant soleil pendant que Paris grelottait sous sa grisaille. Mes amis suédois m’avaient intégrée à leur bande et je mordais à pleines dents dans des fraises gorgées de sucre, écoutant avec ravissement les sonorités des chansons à boire, à défaut d’en comprendre les paroles. J’ai aimé la langue en même temps que le pays, et si des cours m’ont élevée au niveau d’éternelle grande débutante, le sens parfois obscur du suédois me permet d’en garder le simple plaisir musical.
Depuis, quelques hivers et bien des étés ont passé. Chaque année, j’ai sillonné la Suède à pied, en bateau, en Volvo. Ses us et coutumes se sont révélés, amusants et déroutants. Plus j’apprenais à connaître ses villes, ses paysages et ses habitants, plus leur magie et leur mystère m’imprégnaient. Un jour de grand chagrin, je me suis retrouvée dans une petite chapelle de pêcheurs, toute en bois blanc, au large de la Côte ouest. Pendant un moment, ma tristesse s’est apaisée. Le paysage qui m’entourait n’était plus seulement magnifique, mais consolant. Il y a des pays plus spectaculaires, plus touristiques. Mais il n’y a qu’en Suède que je retrouve ce calme de l’esprit, ce bien-être profond et constant, inexplicable et enveloppant.
Et si j’espère faire partager mon amour de la Suède, je prie à voix basse pour qu’elle ne soit jamais touchée par le tourisme de masse. Pour rester ce jardin secret où le noir et le froid cachent des lumières inattendues, et pour entendre un jour :

— Où es-tu partie cet été ?
— En Suède.
— Veinarde… »

 

Jennifer Lesieur, Dictionnaire insolite de la Suède, Paris-Stockholm, mars-août 2017

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Parutions 2020

Le 21 février est parue la deuxième édition d’un livre très riche et exigeant : le Dictionnaire insolite de Naples de Maria Franchini.

Ce nouveau volume nous en apprend davantage sur l’illustre Paganini, sur saint Janvier (qui se nomme San Gennaro en italien), sur le métro ou les quartiers espagnols (quartieri spagnoli), ou encore sur les petites pommes rouges annurca, typiques de la Campanie. Maria Franchini consacre également une notice à la promenade car « si à Naples il est rarissime de voir une rue déserte – pour les Napolitains tout prétexte est bon pour sortir –, on ne se promène pas n’importe où. » Une liberté que nous réapprendrons bientôt !


À paraître en juin 2020 : la troisième édition du Dictionnaire insolite du Japon, par Liza Maronese, les Dictionnaires insolites de Chypre (Marion Sabrié), du Guatemala (Romain Perrier), et en septembre le Dictionnaire insolite des Pays-Bas (Céline L’Hostis).

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