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Bienvenue aux éditions Cosmopole

Voyager par les mots au Pays basque


IRRINTZINA

Selon les hypothèses, ce cri des bergers des Pyrénées servait soit à communiquer à travers plaines, soit à mener le troupeau. Encore une origine mystérieuse et qui remonte à la nuit des temps ! Ce long cri aigu et modulé, à l’étymologie paradoxale (irri signifiant rire et intzina plainte), évoque quelque peu les youyous du Maghreb. Festif, il accompagne ou ponctue les danses et musiques traditionnelles durant les fêtes, les mariages, et possède même son championnat à Urcuray en Labourd. Fait notable : depuis quelques années, ce sont les femmes qui remportent la palme. 

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Partir en Californie


Avec le Dictionnaire insolite de la Californie, partez à l’assaut du rêve américain, sur les pas des esprits les plus novateurs et les plus excentriques. Pas étonnant que l’industrie du cinéma, tout comme la Silicon Valley, aient choisi la lumière et la démesure de cet État pour s’y installer. Odile Palix vous fait découvrir ses illustres plages, ses villes hors norme, son style de vie casual et ses cruelles disparités. Quoi qu’il en coûte, un Américain sur huit a choisi d’y vivre. 

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Mon premier mot

« En réfléchissant à l’écriture du Dictionnaire insolite du Cap-Vert, j’ai bien sûr immédiatement pensé à la chanteuse Cesária Evora et réfléchi à une façon insolite de parler d’elle. Je me suis souvenue d’une discussion que j’avais eue un jour avec son ancien manager. J’avais alors appris que le gouvernement avait remis à la « diva aux pieds nus » un passeport diplomatique pour faciliter ses tournées mondiales et parce qu’il considérait qu’elle était la meilleure ambassadrice du pays. Le premier mot était trouvé : passeport. »

Jordane Bertrand, Dictionnaire insolite du Cap Vert.

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Florence, une ville par les mots


À l’occasion de la deuxième édition de son Dictionnaire insolite de Florence, Lucien d’Azay évoque ce qu’il a aimé dans son écriture et propose une promenade dans la ville.

Comment est née votre envie d’écrire ce livre ?
J’avais déjà écrit un Dictionnaire insolite de Venise et y avais pris grand plaisir. Comme je connais assez bien Florence et que Cosmopole cherchait un auteur pour cette ville, je leur ai proposé d’écrire un second dictionnaire. Le format de ces livres me paraît approprié au vagabondage touristique ; c’est celui d’un carnet de voyage ou d’un de ces notebooks, genre Moleskine, qui, contre toute attente, connaissent un immense succès aujourd’hui, à l’heure où (presque) tout le monde écrit sur un ordinateur portable.

Comment avez-vous sélectionné vos entrées ?
Le principe du dictionnaire a ceci de commode qu’il suffit d’écrire un texte pour qu’il se prête à quantité de digressions qui donneront matière à d’autres entrées. Ce principe d’écriture me convient d’autant mieux que je suis enclin à la digression : j’aime les parenthèses et les fragments gigognes. C’est une démarche libre, exaltante et inépuisable, beaucoup moins contraignante qu’un récit linéaire qui oblige à faire des choix et des sacrifices, et à trouver à tout prix des transitions, parfois oiseuses ou spécieuses.

Quel est le premier mot que vous avez choisi ?
Plutôt qu’un mot, je crois qu’une gamme entière d’entrées m’est d’emblée venue à l’esprit. Je souhaitais parler de la beauté naturelle du site de Florence, du génie propre à l’esprit florentin, de la langue toscane, mais aussi de la profonde ambivalence de cette ville où se déchirent depuis toujours des factions opposées comme sur un grand échiquier. 

Quel lieu ou quelle promenade conseilleriez-vous à un novice ?
Je lui conseillerais de se munir avant tout de quelques livres et d’un carnet de notes. S’il arrive à Florence par le train à la gare de Santa Maria Novella, il pourra d’abord visiter la basilique du même nom et surtout regarder attentivement son admirable façade, un condensé de Florence. De là, il rejoindra aisément la via de’ Tornabuoni, où je l’encourage à s’arrêter chez Procacci pour y prendre un verre. Au bout de cette rue somptueuse, si notre promeneur est, comme je le suppose, un pèlerin d’art, il ira voir les fresques de la chapelle Sassetti dans la basilique Santa Trinita. Il ne lui restera plus qu’à traverser l’Arno, sur le Ponte Santa Trinita, d’où il apercevra, en amont du fleuve, le Ponte Vecchio et la colline de San Miniato al Monte.
Rive gauche, au cœur du quartier d’Oltrarno, il arrivera, en moins de dix minutes, au palais Pitti et, de là, au jardin de Boboli, au sommet duquel, il jouira d’un des plus beaux points de vue sur la ville, dominée par le dôme de la cathédrale Santa Maria del Fiore. Si notre promeneur est aventureux, il peut même escalader le rempart qui borde la terrasse du Belvédère et rejoindre, à travers champs, le sanctuaire de San Miniato. Il redescendra la colline jusqu’à l’Arno pour gagner, rive nord, la basilique Santa Croce et faire une dernière halte dans le jardin de la chapelle des Pazzi. Le quartier ne manque pas de trattoria pour y terminer cette excursion en compagnie des écrivains qui garnissent son équipement.

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Février 2020


Le 21 février paraît la deuxième édition d’un livre très riche et exigeant : le Dictionnaire insolite de Naples de Maria Franchini.

Ce nouveau volume vous en apprendra davantage sur l’illustre Paganini, sur saint Janvier (qui se nomme San Gennaro en italien), sur le métro ou les quartiers espagnols (quartieri spagnoli), ou encore sur les petites pommes rouges annurca, typiques de la Campanie. Maria Franchini consacre également une notice à la promenade car « si à Naples il est rarissime de voir une rue déserte – pour les Napolitains tout prétexte est bon pour sortir –, on ne se promène pas n’importe où. »


À paraître en mars : la troisième édition du Dictionnaire insolite du Japon, par Liza Maronese

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