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Dictionnaire insolite de Florence

11.00

À la Renaissance, on assista dans la capitale toscane à une floraison de génies sans précédent dans l’histoire de la civilisation occidentale. Jalouse de sa splendeur, rétive à l’exubérance baroque, Florence impose depuis lors sa magnificence et son élégance puritaine. Semblable à un échiquier, elle n’en reste pas moins une cité complexe, clivée, aussi virile que délicate, à l’image de son fameux cupolone.
On découvrira dans ce dictionnaire bien des originalités de cette ville à la fois épicurienne et victorienne, qu’il s’agisse du brindellone, du lampredotto, de la pietra serena et de la singulière gorgia, ou de personnages hauts en couleur comme le grullo, l’anglobecero et Stenterello.

Au-delà des guides touristiques, les dictionnaires insolites vous font voyager par les mots et aident à briser les idées reçues.


 

978-2-84630-159-6
12 x 17 cm160 pages
11 €

À propos de l’auteur

Lucien d’Azay est né en 1966. Il est l’auteur d’une quinzaine de livres qui tiennent à la fois de la biographie, de la rêverie et du keepsake : les portraits s’y mêlent aux souvenirs intimes et aux réminiscences littéraires. Traducteur (de l’anglais et de l’italien au français), chroniqueur et romancier, il oscille le plus souvent sur une diagonale qui relie Londres à Athènes en passant par Venise et Paris. Il a reçu le prix de la Revue des Deux Mondes en 2012 pour son essai Trois excentriques anglais (Les Belles Lettres, 2011). Ses livres les plus récents sont Sur les chemins de Palmyre (La Table Ronde, 2012), Keats, keepsake (Les Belles Lettres, 2014), Ashley & Gilda, autopsie d’un couple (Les Belles Lettres, 2016) et Florence aquarelles (en collaboration avec Fabrice Moireau, éditions du Pacifique, 2016). Aux éditions Cosmopole, il a également écrit le Dictionnaire insolite de Venise.

© Photo : François Beaupré, Skyros, 2015.

 


LE FIGARO LITTERAIRE, 7 mai 2015
Florence de A à Z par Thierry Clermont

« Jalouse de sa splendeur, mais rétive à l’exubérance baroque, elle imposa au monde une élégance sensuelle et puritaine, empreinte de morgue et d’ironie. » Elle, bien sûr, c’est Florence, la belle Toscane. Avec érudition, impertinence, curiosité, légèreté aussi, Lucien d’Azay nous propose une flânerie originale dans la ville des Médicis, comme il l’avait fait auparavant avec l’ex-sérénissime (Dictionnaire insolite de Venise).
On trouvera dans ce petit abécédaire des personnages plus ou moins illustres, des expressions populaires, des lieux connus ou à découvrir, des épisodes de l’histoire florentine, des spécialités culinaires (ribollita, finocchiona)… Et l’auteur connaît bien son affaire.  […] À lire d’une traite ou à picorer. »


Entretien avec l’auteur, janvier 2020

Comment est née votre envie d’écrire le Dictionnaire insolite de Florence ?
J’avais déjà écrit un Dictionnaire insolite de Venise et y avais pris grand plaisir. Comme je connais assez bien Florence et que Cosmopole cherchait un auteur pour cette ville, je leur ai proposé d’écrire un second dictionnaire. Le format de ces livres me paraît approprié au vagabondage touristique ; c’est celui d’un carnet de voyage ou d’un de ces notebooks, genre Moleskine, qui, contre toute attente, connaissent un immense succès aujourd’hui, à l’heure où (presque) tout le monde écrit sur un ordinateur portable.

Comment avez-vous sélectionné vos entrées ?
Le principe du dictionnaire a ceci de commode qu’il suffit d’écrire un texte pour qu’il se prête à quantité de digressions qui donneront matière à d’autres entrées. Ce principe d’écriture me convient d’autant mieux que je suis enclin à la digression : j’aime les parenthèses et les fragments gigognes. C’est une démarche libre, exaltante et inépuisable, beaucoup moins contraignante qu’un récit linéaire qui oblige à faire des choix et des sacrifices, et à trouver à tout prix des transitions, parfois oiseuses ou spécieuses.

Quel est le premier mot que vous avez choisi ?
Plutôt qu’un mot, je crois qu’une gamme entière d’entrées m’est d’emblée venue à l’esprit. Je souhaitais parler de la beauté naturelle du site de Florence, du génie propre à l’esprit florentin, de la langue toscane, mais aussi de la profonde ambivalence de cette ville où se déchirent depuis toujours des factions opposées comme sur un grand échiquier.

Quel lieu ou quelle promenade conseilleriez-vous à un novice ?
Je lui conseillerais de se munir avant tout de quelques livres et d’un carnet de notes. S’il arrive à Florence par le train à la gare de Santa Maria Novella, il pourra d’abord visiter la basilique du même nom et surtout regarder attentivement son admirable façade, un condensé de Florence. De là, il rejoindra aisément la via de’ Tornabuoni, où je l’encourage à s’arrêter chez Procacci pour y prendre un verre. Au bout de cette rue somptueuse, si notre promeneur est, comme je le suppose, un pèlerin d’art, il ira voir les fresques de la chapelle Sassetti dans la basilique Santa Trinita. Il ne lui restera plus qu’à traverser l’Arno, sur le Ponte Santa Trinita, d’où il apercevra, en amont du fleuve, le Ponte Vecchio et la colline de San Miniato al Monte.

Rive gauche, au cœur du quartier d’Oltrarno, il arrivera, en moins de dix minutes, au palais Pitti et, de là, au jardin de Boboli, au sommet duquel, il jouira d’un des plus beaux points de vue sur la ville, dominée par le dôme de la cathédrale Santa Maria del Fiore. Si notre promeneur est aventureux, il peut même escalader le rempart qui borde la terrasse du Belvédère et rejoindre, à travers champs, le sanctuaire de San Miniato. Il redescendra la colline jusqu’à l’Arno pour gagner, rive nord, la basilique Santa Croce et faire une dernière halte dans le jardin de la chapelle des Pazzi. Le quartier ne manque pas de trattorie pour y terminer cette excursion en compagnie des écrivains qui garnissent son équipement.

Information complémentaire

Poids 0.160 kg
Dimensions 12 x 17 cm